Pourquoi (ne pas) programmer un site en Flash

18 raisons de ne pas programmer un site internet en Flash.

NOTE : Ces remarques concernent un site qui serait entièrement en Flash, dans un seul fichier .swf et une seule page web.

Le HTML est le langage standard du web, un langage structurel, qui permet aux navigateurs, moteurs de recherche, sites de répertoires, etc. de comprendre la nature d’un document et ensuite de l’afficher selon le medium utilisé par l’usager (ordinateur, cellulaire, IPad…), car il contient des TAGS permettant d’identifier ce que sont les objets, tels le titre, le sous-titre, le texte, les liens, les courriels…

Le plugiciel Flash est un lecteur qui doit être installé en supplément dans les navigateurs pour interpréter les fichiers Flash dans les pages web. Ce n’est pas tous les ordinateurs qui ont ce plugiciel, ou qui sont autorisés à l’installer (un pare-feu empêche les installations de fichier exécutables dans la plupart des grandes entreprises). Ou alors, la version du plugiciel installée est désuète, et les sites réalisés avec la toute dernière version de Flash ne sont pas visibles.
De plus, Apple a décidé de ne pas supporter la technologie Flash sur son IPhone, et dernièrement sur le IPad.

Les fonctions des navigateurs et ergonomie web

Un site Flash ne permet pas les fonctions habituelles des navigateurs, à savoir :

  • Le bouton « retour à la page précédente” » (“back button”) ne fonctionne pas, idem pour l’historique des pages visitées.
  • Ajouter une page spécifique du site à la liste de favoris (“bookmarks”) est impossible.
  • Le click du bouton de droite de la souris pour accéder au menu contextuel déroulant ( Imprimer, sélectionner, copier et coller, ajouter aux favoris…) est désactivé.
  • L’impression sur papier est problématique : le texte, lorsque petit, est souvent illisible.

Est fait, un site en Flash enfreint toutes les règles d’ergonomie web telles qu’établies par Jacob Nielsen.

« Se couper des outils de recherche du réseau, se départir de la capacité à revenir en arrière dans l’historique de navigation, de copier un bout de texte, de garder un signet sur une page ou encore de l’imprimer constitue un retour en arrière sur des acquis essentiels que les apports de Flash peuvent rarement justifier. » Clickanet

Préférences des usagers

  • Plusieurs personnes modifient les préférences de leur navigateur : mon père, par exemple, a choisi de grossir la taille du texte des pages web pour mieux lire. D’autres utilisent la fonction “zoom”. Seuls les sites en HTML se conforment à ces préférences.
  • Saviez-vous qu’une loi américaine oblige les sites internet des grandes compagnies et du gouvernement à être accessibles aux aveugles et handicapés? Que la Politique de communication du gouvernement du Canada oblige tous les ministères et organismes fédéraux d’offrir des services de communication équitables et accessibles, en tenant compte des différents besoins de la population canadienne, ce qui inclue de rendre leurs sites internet accessibles aux aveugles?
    Les sites sont soit traduits en ligne braille, soit lus par une voix électronique. Mais dans les deux cas, ces logiciels de traduction ont besoin de codes HTML pour fonctionner. Flash n’est pas une technologie accessible.
  • Les services de traduction de page web en ligne, permettant de lire un blogue ou site web dans la langue de son choix, ne peuvent traduire que du texte HTML.
    Par exemple, Google Translate (voir un exemple sur le blogue de Jasmine : à droite en haut).
  • Flash n’est pas disponible sur toutes les plateformes. Par exemple, il n’est pas supporté sur le IPhone et le nouveau IPad de Apple.

Les moteurs de recherche

  • Pour ce qui est d’apparaître dans Google, oubliez ça! Les sites en Flash ne sont pas lus par les moteurs de recherche** sont presque impossible à faire grimper dans Google, Yahoo, Bing et compagnie, car les moteurs de recherche identifient les mots clés en scannant le texte HTML d’une page web.
  • Les statistiques de fréquentation d’un site HTML sont un outil très utile permettant de voir quelles pages sont populaires, combien de temps l’internaute passe sur chaque page, ou clique-t-il, etc. permettant ainsi d’ajuster le tir en marketing web, surtout pour les sites transactionnels. Impossible d’obtenir ces chiffres pour un site d’une seule page Flash.

La bande passante, la vitesse de téléchargement, la cache

  • Les fichiers Flash, surtout ceux contenant du multimédia (vidéo, musique), sont lourds.
    Ainsi, ils ralentiront la vitesse de téléchargement de la page, et pénaliseront les internautes qui n’ont pas la haute vitesse. Certains usagers impatients quitteront avant d’avoir vu le site. En HTML, on peut au moins lire le texte et voir la structure de la page en attendant de voir les images.
  • Plusieurs forfaits d’hébergement de sites internet ont une bande passante limitée, et un site en Flash lourd peut dépasser la limite et occasionner des frais supplémentaires pour son propriétaire.
  • À l’inverse, Flash est très demandant pour les ressources de l’ordinateur ou du cellulaire de l’usager, et tend à consommer beaucoup de mémoire, ralentissant les autres opérations ou remplissant inutilement la cache.
  • En actualisant une page pour voir si elle contient de nouvelles informations, il faut re-télécharger le site au complet s’il est en Flash, au lieu de juste la page HTML choisie.

Les mises à jour, l’entretien

  • Mises à jour : beaucoup plus long, compliqué et coûteux en Flash que pour un site en HTML. Besoin d’un spécialiste pour modifier le site.. Et comme chaque programmeur code différemment, il est très difficile de transférer le site à quelqu’un d’autre.
  • Un fichier .fla (fichier source du Flash .swf) ne peut être ouvert qu’avec Adobe Flash, un logiciel coûteux, alors qu’une page HTML peut être ouverte avec n’importe quel Notepad, Text-Edit, etc. Ou une variété de logiciels WYSIWYG (“What you see is what you get”) tels Adobe Dreamweaver, Coffee Cup, ou le défunt Front Page de Microsoft Office. Vous avez donc le choix des armes.
  • De plus, les fichiers sources d’un site HTML résident sur le serveur du client, et son donc accessibles au client, au webmestre, au programmeur, à quiconque ayant les codes FTP pour accéder au serveur. Les fichiers source Flash (.fla) ne sont pas mis sur le serveur – seulement le .swf – et sont jalousement gardés par le programmeur. En espérant que vous ne vous chicanerez pas avec lui…
  • C’est long, compliqué et coûteux d’installer une section administrable dans un site en Flash.

Alternatives à Flash?

Il existe maintenant plusieurs alternatives à Flash qui sont moins lourdes, plus faciles à paramétrer, et en HTML.

Par exemple, les galeries d’images et portfolios (slideshow) traditionnellement en Flash, peuvent maintenant être animées avec JQuery, Mootools et autres langages Javascript DOM

Quand utiliser Flash :

  • Pour une (petite et discrète) touche animée dans une page. Ainsi, le poid du Flash ne ralentira pas le téléchargement du site, et les fonctions normales du navigateur ne seront pas affectées. Il est recommandé que ces animations soient purement décoratives, avec une image de remplacement pour les usagers ne pouvant voir les fichiers Flash.
  • Pour des jeux interactifs.
  • Pour les sites qui n’ont rien à dire! Des sites vendant une idée, et avec peu de textes, comme les sites de boissons alcoolisées, par exemple.
  • Pour des sites qui eux-mêmes vendent du multimédia, en tant que démonstration de leur savoir-faire.

Quand ne pas utiliser Flash :

  • Les intros. La mode des animations à n’en plus finir est passée depuis 2001. Voir le livre “Skip Intro: Flash Usability and Interface Design
  • La navigation. Si les boutons de menus sont en Flash, et qu’un usager ne peut voir Flash, comment va-t-il se déplacer dans le site? Ou alors offrir une alternative : le menu en liens HTML en bas du site.
  • Les abus de design. Comme tout est permis (contrairement au cadre un peu rigide du HTML) les graphistes en mettent parfois trop!
  • Les animations inutiles, pour satisfaire les clients souffrant du syndrome du voisin gonflable, qui gênent la lecture ou empêchent de scanner rapidement une page.

Merci aux articles Pourquoi n’est-il pas recommendé de faire un site complètement en Adobe Flash? de coinduwebmaster.com.
et
Pourquoi ne pas choisir la solution Flash de Clickanet.


** Apparemment, Adobe s’est entendu avec Google, Yahoo et cie pour lire les textes dans les sites Flash. Et, oui, il existe des moyens pour référencer des sites en Flash, mais les résultats sont jusqu’à maintenant très décevants au niveau des résultats organiques.

2 Responses to “ Pourquoi (ne pas) programmer un site en Flash ”

  1. Jasmine says:

    Merci de toutes ces précisions! J’ai souvent à conseiller mes clients qui hésitent entre un site HTML et un site Flash. Je vais dorénavant les diriger ici, car ça résume bien mieux que je ne saurais le faire les pour et les contre.

Qu en pensez-vous

Siatris inc.

Boîte de communication graphique et web. Programmation de sites internet et gestionnaires de contenu sur mesure. Des solutions selon votre budget. Visitez notre portfolio! www.siatris.qc.ca

Suivez Siatris

Page Facebook de Siatris inc. Suivez Siatris inc. sur Twitter Les photos de Siatris inc. sur Flickr Siatris inc. sur Linkedin